Des lettres de poilus illustrées par Tardi

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Tardi

Tout ça c'est trop dur.

Des lettres des poilus, matrices de bandes dessinées, illustrées par l’un des grands auteurs de ce genre tout sauf mineur : Tardi. Après ses illustrations des romans de Céline, et avant l’évocation toute familiale de Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag II B, Tardi avait, bien avant et en marge de toute célébration, dessiné l’horreur de la Grande Guerre. Les lettres ont une place centrale dans Putain de Guerre.

 

 

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1919

C’est au moins la cinquième fois que tu recommences cette lettre à ta marraine de guerre. Depuis qu’elle t’a envoyé sa photographie tu ne sais plus comment t’y prendre. Tu as trop de choses à lui dire et c’est très difficile à écrire, tout ça c’est trop dur.

C’est trop compliqué pour un petit chasseur qui sais à peine lire, tout juste bon à obéir. Dans peu de temps tu remonteras en première ligne et tu n’auras même pas le temps de la refiler au vaguemestre, cette bafouille enfin terminée.

( Texte et Fac Similé : Putain de guerrre !, Tardi et Verney, Casterman )
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La recommandation de la rédaction :

Lettre d’un poilu à sa mère : « C’est triste, car l’intellectuel s’enlise. »

Lettre d’un poilu allemand à sa femme : « Je ne redoute que la grande solitude intérieure. »

Lettre d’un Poilu à sa femme : « C’était le jour de Noël, jour de fête, et ils demandaient qu’on ne tire aucun coup de fusil pendant le jour et la nuit ».

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2 commentaires

  1. HERRERA EVELYNE

    Que de souffrances pour tous ces jeunes soldats qui n’avaient même pas les moyens de se battre…De plus, ils avaient faim et se demandaient parfois, ou souvent, ce qu’ils faisaient là, puisqu’ils avaient été envoyés d’office, contre leur gré, pour défendre « la patrie » balivernes que tout ça.

  2. Gaudy André

    Les soldats de 14 ont été envoyés au front pour se battre et défendre notre pays , notre « Patrie » . Ils se sont battus courageusement parfois jusqu’au sacrifice suprême avec des fusils ‘Lebel qui valaient bien les » Mauser des allemands, des mitrailleuses et des canons de 75. Mon père et mon beau père ont fait toute la guerre, ils ont perdu des frères d’autres ont été blessés. Jamais je n’ai entendu parler qu’ils avaient eut faim.

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