Lettre de Boris Vian à son percepteur

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Je suis un grand feignant, mais j'y comprends rien dans tous ces bouts de papier impossibles.

En 1948, un policier rédige une note qui dénonce la distraction d’un contribuable français, un certain… Boris Vian. En effet, l’inoubliable auteur de L’Écume des jours et de J’irai cracher sur vos tombes, ayant négligé de payer ses impôts, aurait adressé les deux missives suivantes à son contrôleur des contributions.

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1946

Mon cher percepteur,

Je m’aperçois avec une stupeur désarmante que, vu une terrible maladie qui m’a cloué au lit en temps utile, j’ai complètement oublié de faire ma déclaration d’impôt pour 1946.
Comme je suis foncièrement honnête et comme vous êtes un homme doux et affectueux, je vous prie donc de m’envoyer une feuille de déclaration car je n’en trouve plus maintenant.
Avec une grosse bise, je vous prie d’accepter d’avance, mes remerciements.

Ci-joint un timbre pour réponse.

***

Mon Cher Contrôleur,

Je suis un grand feignant, mais j’y comprends rien dans tous ces bouts de papier impossibles. Voilà ma déclaration, il y a un peu de retard ; mais je suis plein de bonnes intentions.
Encore mille excuses pour ce retard excusable et répandez mes bénédictions autour de vous.

Le policier qui a rédigé la note de police sur Boris Vian précise : « On affirme que ces deux lettres, dont la dernière était rédigée sur l’imprimé de déclaration de revenus, auraient coûté, du point de vue fiscal, très cher à leur auteur. »

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