Lettre de François Guizot à sa fille Henriette

1

min

guizot

La mort surprend toujours, ma fille.

Historien et homme politique français du XIXe siècle, François Guizot reste associé à la loi Guizot de 1841, étape cruciale dans l’histoire de l’éducation et pour la protection de l’enfance. Grâce à lui a été instaurée l’obligation de créer une école primaire par commune et une école normale primaire par département. Mais ce brillant bilan professionnel ne suffit pas à masquer un drame personnel : en février 1874, l’homme perd sa femme et la moitié de lui-même avec elle. Dans cette brève lettre à sa fille Henriette, il dévoile le visage d’un homme dont le cœur ne continue de battre que pour l’amour de sa fille. Un témoignage bouleversant !

A-A+

28 février 1874

La mort surprend toujours, ma fille. C’est ma seule surprise. J’attends la douleur depuis longtemps. C’est ma seule consolation humaine que tu l’aies revue, que tu aies recueilli ses dernières volontés et adouci pour elle le passage du connu à l’inconnu. Elle n’a pas souffert. Elle a eu beaucoup à regretter. Adieu, ma fille. Revenez le plus tôt que vous pourrez. Je t’attends.

 

guizotcouvvvv
( François Guizot, Lettres à sa fille Henriette : 1836 - 1874, Perrin ) - (Source image : Photography of François Guizot by Félix Nadar © Wikimedia Commons)
Pour recevoir plus de lettres, cliquez ici.

La recommandation de la rédaction :

La dernière lettre de Reyhaneh Jabbari à sa mère : « Le monde ne nous a pas aimés. Il n’a pas voulu mon destin. »

Lettre au père de Franz Kafka : « C’est comme père que tu étais trop fort pour moi. »

Lettre d’Amadou Hampâté Bâ à la Jeunesse : « Soyez au service de la vie. »

les articles similaires :