Lettre d’H.P. Lovecraft à sa tante Lillian

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Il n'y a rien à attendre de la masse actuelle des Juifs.

Howard Phillips Lovecraft ( 20 août 1890 – 15 mars 1937 ) est considéré comme un maître de la littérature fantastique et horrifique du 20ème siècle notamment par le grand auteur de ce genre, Stephen King. Fasciné par Edgar Allan Poe, Lovecraft va construire un univers effrayant rempli de pessimisme et de cynisme, remettant en question l’héritage des Lumières ou l’humanisme chrétien. Le maître de l’horreur est également connu pour son racisme prononcé, comme le montre ce témoignage épistolaire à la limite du supportable…

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Janvier 1926

Pour autant que l’Amérique soit concernée, il n’y a rien à attendre de la masse actuelle des Juifs. Ceux-ci sont le produit d’un sang étranger et ont hérité d’idées, d’impulsions et d’émotions étrangères, lesquelles s’opposeront toujours à une assimilation complète. […] Le fait est qu’une race asiate brisée et méprisée durant d’innombrables siècles ne peut absolument pas se retrouver à égalité avec une fière race nordique guerrière. Il se peut que ces deux races veuillent se rencontrer, mais c’est impossible – leurs perspectives et leurs sentiments sont aux antipodes les uns des autres. Aucune race ne peut se sentir à l’aise quand elle se retrouve confrontée à une autre.

[…] L’Orient contre l’Occident – on peut discuter pendant des éons sans savoir réellement ce que l’autre veut dire. De notre côté, nous éprouvons une répugnance frissonnante à la vue de la plupart des types sémites, et lorsque nous essayons d’être tolérants, ce n’est qu’hypocrisie et aveuglement. Deux éléments aussi opposés ne pourront jamais construire une société – aucun sentiment de lien ne peut exister dans la mesure où il y a une telle disparité entre les mémoires ancestrales – quel que soit le lieu où errera le Juif errant, il devra se contenter de la société des siens jusqu’à ce qu’il disparaisse ou qu’il soit tué par une soudaine explosion de dégoût physique de notre part.

Chaque fois que je me suis retrouvé dans la cohue du métro, je sais que j’aurais pu sans regret exterminer une douzaine ou deux de ces gens. […] Ici le problème prend son aspect le plus hideux alors que de répugnantes hordes asiatiques traînent leurs sales carcasses au travers des rues dans lesquelles déambulaient autrefois les hommes blancs, et qu’elles étalent leur odieuse présence, leurs visages tordus et leurs formes rabougries, jusqu’au moment où nous en arriverons à les exterminer ou à être contraints nous-mêmes d’émigrer. A moins que nous ne finissions enfermés dans des asiles de fous.

[…] Cela ne vaut rien pour un fier Nordique à la peau claire d’être jeté parmi des baragouineurs racornis et malveillants, aux manières grossières et étrangères, des êtres qu’il hait jusqu’au plus profond de ses cellules, comme le mammifère peut haïr le reptile, suivant en cela un instinct vieux comme le monde – et le déclin de New York en tant que ville américaine en sera l’inévitable conséquence. […] Dans notre Nouvelle-Angleterre, le problème, s’il paraît moins aigu en surface, n’en est pas moins d’une ampleur décourageante ; en effet, si New York est submergée par les Asiatiques, nos rues, elles, sont envahies par des Latins à peine moins indésirables : des Italiens du Sud et des Portugais de bas étage, ainsi que la vermine braillarde des Canadiens français. Tous ces éléments, une fois qu’ils se seront joints aux Irlandais – si inassimilables qu’ils ont fini par devenir la plaie de Boston -, finiront par former une culture catholique romaine à part et hostile à la nôtre. […]

En dehors de la région de New York et de la Nouvelle-Angleterre, se posent d’autres problèmes raciaux. Les répugnants paysans polonais du New Jersey et de la Pennsylvanie ne peuvent prétendre à l’assimilation, si ce n’est au compte-gouttes, alors que les Mexicains – à moitié ou aux trois-quarts indiens – forment un réduit tenace dans le Sud-Ouest. […] En général, L’Amérique a laissé s’installer un beau désordre dans sa population et finira par le payer un jour ou l’autre avec des larmes au milieu d’un pourrissement prématuré, à moins que quelque chose ne soit fait dans les plus brefs délais. […]

Une exclusion plus précoce des essaims de vermines méditerranéennes et asiatiques qui suintent et rampent partout dans le paysage nous aurait évité de ressentir l’intolérable répulsion que fait naître en nous un nom d’origine étrangère. […] Au sein des nations, comme en société, la sympathie reste la notion la plus importante. […] La seule compagnie digne d’un Américain conservateur normal est celle d’autres conservateurs américains… bien nés et bien élevés dans le respect des vieilles traditions. Voilà pourquoi Belknap [Long] est le seul de la bande qui ne m’irrite jamais.

[…] Mais ma récente campagne d’émancipation personnelle se développe avec succès et je n’aurai bientôt plus autour de moi que ceux qui se seront engagés à suivre intégralement la tradition des conservateurs anglo-saxons. […] Il faut s’éloigner des tissus sociaux irritants et hostiles – car, dans le cas contraire, si l’on doit faire face à une vie d’exil au sein d’un chaos haïssable, une bonne balle dans la tête est la seule solution qu’il reste pour s’en sortir.

( H.P. Lovecraft : le roman de sa vie ; durante ) - (Source image : http://www.radiocampusparis.org/wp-content/uploads/2015/04/HP-Lovecraft.jpg)
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12 commentaires

  1. Nussbaum, W,

    « …Au sein des nations, comme en société, la sympathie reste la notion la plus importante. […] La seule compagnie digne d’un Américain conservateur normal est celle d’autres conservateurs américains…  »
    Raciste en état pur, oui, mais ridicule ( et comique ? ) et non pas seulement au XXI siecle !

  2. elie.puigmal@gmail.com

    Pessimiste ? Pour ma part non ….. Plutôt optimiste a vouloir se débarrasser de tout ce qui est différent de lui et son racisme exacerbé le rend cynique en parlant de la sympathie alors qu’il puant d’antipathie, d’exclusion, d’extermination, et de ressentis intolérables vis à vis de l’etranger…. Certes si tout peut être communicable , la question reste entière quant à ce style de lettre porteur d’emblèmes que nous voudrions voir morts et enterrés à jamais…….

  3. azz

    Aujourd’hui,en France ,en Europe, ces mêmes sentiments et discours sont tolérés dans un silence pour complice.
    L’occident a décidément toujours besoin du « Juif » pour exister…Aujourd’hui c’est le tour des Musulmans et l’Islam .

  4. Morgane Ortin

    Bonjour à tous ! L’intérêt de publier cette lettre très polémique, et comme nous l’avons dit dans l’introduction, insoutenable, n’est absolument pas d’en faire la publicité, loin de nous cette idée, mais plutôt de dévoiler une facette méconnue d’un grand écrivain.

  5. Katia BenazeraffVisser

    le racisme est une maladie mentale de l’homme nous sommes au XXI eme siecle et l’homme n’est pas foutu d’avancer c’est pitoyable…..il écrit ce que certains pensent encore tout bas ….

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