Catherine Meurisse à la Villa Médicis

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Je vois en vous mon unique lieu réparateur.

Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté. Elle sort en 2016 une bande dessinée cathartique sur l’après-Charlie dans laquelle elle écrit une lettre à la Villa Médicis dans laquelle elle voit un havre de paix.

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Chère Villa Médicis à Rome,

Depuis des siècles vous abritez des artistes. Si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le phoenix des résidences d’auteurs.

Vous incarnez la beauté, les arts et la mémoire, c’est pourquoi je vois en vous mon unique lieu réparateur.

Je suis en quête du syndrome de Stendhal, seul capable à mes yeux d’annuler le syndrome du 7 janvier.

Accordez-moi l’asile s’il vous plaît, c’est une question de vie ou de mort.

( La Légèreté Meurisse Catherine / Dargaud 2016 )
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