Lettre d’Anthony Hopkins à Bryan Cranston

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Breaking Bad, c'est du génie !

Quand Anthony Hopkins, star mondiale du cinéma, voue un culte à une série adulée par les fans et la critique, et qu’il choisit d’en faire part, cela donne une lettre débordant d’enthousiasme. C’est à Bryan Cranston – qui incarne brillamment Walter White, génie complexe dans Breaking Bad, la série qui révolutionne la télévision américaine – que l’acteur du Silence des Agneaux a choisi de déclarer son admiration sans fin : les compliments pleuvent littéralement. Passation de pouvoir Hollywoodienne ou beau geste noble d’un des grands acteurs : une lettre insolite et magnifique !

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13 octobre 2013

Cher Monsieur Cranston,

Je voulais vous écrire cet email, alors je vous contacte via Jeremy Barker, j’en conclus donc que nos agents artistiques viennent tous les deux de l’agence UTA. Une agence formidable.

Je viens de finir un marathon-TV en regardant Breaking Bad, du premier épisode de la première saison aux huit derniers épisodes de la sixième saison (j’ai téléchargé la dernière saison sur Amazon). Soit un total de deux semaines complètes de visionnage (addictif).

J’ai n’ai jamais rien vu de pareil. C’est du génie !

Votre incarnation de Walter White est la meilleure performance d’acteur qu’il m’ait été donné de voir.

Je sais bien qu’il y a beaucoup de trucs fumeux et de conneries désespérantes dans cette industrie, et j’ai, en quelque sorte, perdu la foi dans tout ça.

Mais votre travail est spectaculaire, absolument éblouissant. Ce qui est extraordinaire, c’est la force absolue de tous les membres de la production. Qu’est-ce que cela représente ? Cinq ou six années de réalisation ? La manière dont les producteurs (dont vous-même), les scénaristes, les réalisateurs, les chefs opérateurs… Tous les différents départements, le casting, etc… sont parvenus à maintenir une telle discipline et un tel contrôle du début à la fin est grandiose (même si ce mot est galvaudé de nos jours).

Ce qui a débuté comme une comédie noire s’est transformé en un labyrinthe de sang et de destruction jusqu’à l’enfer. C’était comme regarder une œuvre Jacobienne, Shakespearienne ou une tragédie grecque.

Si vous en avez l’occasion, pourriez-vous dire toute mon admiration à chaque personne : Anna Gunn, Dean Norris, Aaron Paul, Betsy Brandt, R.J. Mitte, Bob Odenkirk, Jonathan Banks, Steven Michael Quezada, à tous finalement car tous ont livré des performances de maître… La liste n’en finit pas.

Merci.

Ce type de travail artistique est rare, et quand, de temps en temps, il se produit, comme dans cette œuvre épique, cela me redonne confiance.

Vous êtes, vous et tout le casting, les meilleurs acteurs que j’ai jamais vus.

Ça a peut-être l’air complètement fumeux ce que je raconte. Mais ça ne l’est pas. Il est presque minuit ici à Malibu et je me sentais dans l’obligation d’écrire ce mail.

Je vous envoie toutes mes félicitations et mon plus profond respect. Vous êtes véritablement un très, très grand acteur.

Bien cordialement,

Tony Hopkins

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