Lettre de Charles Bukowski à John William Corrington

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En définitive, la création pure portera toujours en elle ses propres réponses

Huit ans avant son premier grand succès littéraire, Journal d’un vieux dégueulasse, le sulfureux écrivain américain Charles Bukowski, qu’on associe à la beat generation, envoie cette lettre dans laquelle il donne son point de vue sur la critique littéraire et artistique.

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1er mars 1961

[…] Le problème, Corr, est le suivant : comme nous travaillons vers toujours plus de pureté, que nous travaillons dans la perte, dans la sainte chaleur de l’expression et de la création, les critiques vont devoir bosser un peu plus s’ils veulent savoir ce que contient le Saint Graal, si c’est de l’eau ou de la pisse. Et même, ils pourraient se tromper en fin de compte. Tu connais cette vieille blague de bande dessinée à propos de ce tableau dont on se demande s’il est accroché à l’endroit ou à l’envers etc. ? eh bien il y a plus de vérité qu’on ne le pense là-dedans. En définitive, la création pure portera toujours en elle ses propres réponses, et elle ne se résumera jamais dans un éventail de disciplines ou d’indisciplines, elle restera tout simplement ce qu’elle a toujours été. […]

couve

( Charles Bukowski, Correspondance 1958 - 1994, Ed. Grasset, 2005 ) - (Source image : LITERARY HUB)
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