Lettre de Christophe Colomb aux rois catholiques

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Trente-trois jours après avoir quitté Cadix, je suis entré dans la mer des Indes où j’ai trouvé plusieurs îles remplies d’habitants.

Le 12 octobre 1492, au petit jour, Christophe Colomb, après de multiples péripéties, coups de génie et erreurs monumentales, découvrait l’Amérique en foulant une plage des Bahamas. Cette date majeure de l’histoire de l’humanité, il fallait la communiquer au monde et à ses souverains : les rois Catholiques (espagnols). Aussi, à peine revenu sur le Vieux Continent en mars 1493, après avoir accosté à Lisbonne, un cavalier part en direction de la Castille avec cette lettre annonçant la découverte du Nouveau Monde : une lettre pour le moins historique !

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la première des Ides de Mars 1493

Comme je sais que cela doit vous être agréable, j’ai résolu d’écrire le récit de la conquête, afin que vous connaissiez les détails de notre voyage, de nos exploits et de nos découvertes. Trente-trois jours après avoir quitté Cadix, je suis entré dans la mer des Indes où j’ai trouvé plusieurs îles remplies d’habitants. Après y avoir fait faire une proclamation solennelle, et y avoir déployé nos drapeaux, j’en ai pris possession au nom de notre roi très-heureux sans que personne ne s’y soit opposé. J’ai donné à la première de ces îles le nom de Saint-Sauveur (San Salvador), en reconnaissance du secours que le Sauveur m’avait fourni, tant pour cette île que pour les autres où nous sommes entrés. Les Indiens appellent cette première Guanahani.

J’ai donné aussi à chacune des autres un nouveau nom : à l’une, celui de la conception de Sainte-Marie, à une autre celui de Ferdinanda à une troisième celui d’Isabella, à une quatrième celui de Johanna, et ainsi des autres. Après avoir débarqué à cette dite île Johanna, je me suis avancé quelque peu sur sa côte occidentale, et l’ai trouvée si grande, qu’il me semblait qu’elle n’avait point de limite. Aussi je ne la considérai pas comme une île, mais comme la province continentale de Chatai. Cependant je ne vis aucune ville, aucun village situé sur les frontières maritimes, mais seulement quelques chaumières rustiques dont les habitants fuyaient aussitôt qu’ils nous aperçurent ; de sorte que je ne pouvais leur parler.

Je pénétrai plus avant, dans l’espérance de rencontrer une ville ou quelques villages. Enfin voyant que je m’étais avancé dans l’intérieur, que rien de nouveau ne paraissait sur l’horizon et que cette route me portait au nord, je me sentis disposé moi-même à fuir, car des brouillards régnaient dans cette direction, d’autant plus que j’avais le désir de me diriger vers le midi, et que les vents m’étaient contraires. Je pris donc la résolution de ne pas prolonger ces recherches et je rétrogradai afin de gagner un port que j’avais observé. De ce point, je détachai deux hommes de mon équipage pour aller aux explorations, afin de rechercher s’ils trouveraient sur cette terre un roi ou quelques villes. Ils parcoururent le pays pendant trois jours et y trouvèrent de nombreuses populations, de petites habitations, mais nulle part un gouvernement quelconque. C’est ce qui les détermina à revenir. De mon côté, j’appris de quelques Indiens que j’avais rencontrés, que cette province était une île ; et en conséquence je me dirigeai vers l’orient en côtoyant toujours le rivage, et m’avançai ainsi à une distance de trois cent vingt-deux milles, c’est-à-dire jusque sur la dernière limite de cette île. Je vis de ce lieu une autre île située à l’orient et à une distance de cinquante-quatre milles de Johanna. Je donnai aussitôt à cette île le nom d’Hespanuola. Pour la visiter, je dirigeai ma course vers le nord, comme je l’avais fait vers l’orient dans l’île de Johanna pendant cinq cent soixante-quatre milles. Cette Johanna et toutes les îles du même groupe sont extrêmement fertiles. Johanna est entourée d’un grand nombre de ports excellents et étendus. Je n’en vis jamais que je puisse leur comparer. Beaucoup de rivières très-grandes et très-salubres la traversent. On y trouve aussi beaucoup de hautes montagnes. Toutes ces îles en un mot sont très-belles, d’un aspect différent, commodes aux voyageurs. Elles sont remplies d’arbres très-variés et s’élevant très-haut dans l’espace. Je crois qu’ils ne sont jamais dépouillés de leurs feuilles ; car je les ai vus verts et beaux comme le seraient au mois de mai, en Espagne, les arbres de notre pays. Les uns donnent des fleurs, les autres des fruits, et tous déploient leurs avantages particuliers. Le rossignol et d’autres passereaux de plumage différent et en nombre prodigieux, font entendre leur ramage. Tel est le spectacle dont j’ai joui au mois de novembre dans cette excursion. Dans la dite île Johanna, j’ai remarqué aussi sept à huit espèces de palmiers, dont la majesté et la beauté, ainsi que tous les autres arbres, les plantes et les fruits, surpassent facilement les nôtres. Des pins admirables, de vastes prairies, des champs non moins vastes, différents oiseaux, des fruits ou miels différents (varia mella), des métaux différents, à l’exception du fer, font la richesse de cette île. Dans l’île que j’ai nommée Hespanuola (Saint-Domingue) et dont j’ai parlé ci-dessus, on trouve beaucoup de belles montagnes ; les champs, les forêts y sont vastes, les terres fertiles, soit pour la culture, soit pour les pâturages, et sont excellentes pour la construction. La commodité des ports de cette île, la majesté de ces fleuves nombreux auxquels elle doit sa salubrité, tout enfin surpasse la croyance, à moins qu’on en ait été le témoin. Les arbres, les pâturages et les fruits de cette île diffèrent beaucoup de ceux de Johanna. En outre, cette dite île Hespanuola abonde en différentes espèces d’aromates, en or et en métaux ; les habitants des deux sexes de cette île, comme ceux des autres îles que j’ai visitées ou dont j’ai entendu parler, sont toujours nus et tels qu’ils sont venus au monde. Quelques femmes cependant couvrent leur nudité d’une feuille ou de quelque feuillage, ou d’un voile de coton qu’elles ont préparé pour cet usage. Tous manquent de fer comme je l’ai dit ; ils manquent aussi d’armes ; elles leur sont inconnues pour ainsi dire ; et d’ailleurs ils ne sont point aptes à en faire usage, non par la difformité de leur corps, car ils sont bien faits, mais parce qu’ils sont timides et craintifs. Au lieu d’armes, ils portent des roseaux durcis au soleil, et aux racines desquels ils adaptent une espèce de lame de bois sec, terminée en pointe. Ils n’osent même s’en servir, car il arriva souvent que députant deux ou trois hommes vers quelques-unes de leurs bourgades afin de conférer avec eux, une foule d’Indiens sortaient, et dès qu’ils voyaient que les nôtres s’approchaient d’eux, ils prenaient promptement la fuite, au point que les pères abandonnaient leurs enfants, et réciproquement, quoiqu’on ne leur fît aucun mal. Cependant ceux que j’ai pu aborder, et avec lesquels j’ai pu échanger quelques paroles, je leur donnai des étoffes ou beaucoup d’autres choses sans qu’ils me donnassent autre chose en échange ; mais, je le répète, ils sont naturellement craintifs et timides. Toutefois, quand ils se croient en sûreté, quand la crainte a disparu, alors ils se montrent simples, de bonne foi, et très-généreux dans ce qu’ils ont. Aucun d’eux ne refuse ce qu’il possède à celui qui le lui demande. Bien plus, ils nous invitaient à leur demander. Ils ont pour tous une grande affection, se plaisent à donner beaucoup pour recevoir peu, se contentent de la moindre bagatelle et même de rien du tout. J’ai défendu qu’on leur donnât des objets d’une trop mince valeur, ou tout à fait insignifiants, comme des fragments de plat, d’assiette, de verre ; ceux qui recevaient des clous, des lanières pensaient être en possession des plus beaux bijoux du monde. Il arriva à l’un des matelots de recevoir pour une lanière autant d’or qu’il en faudrait pour faire trois sous d’or. D’autres hommes de l’équipage dans leurs échanges ont été traités aussi favorablement ; pour de nouveaux blancas, pour quelques écus d’or, ces Indiens donnaient tout ce qu’on voulait. Ainsi, par exemple, une ou deux onces d’or pour une pièce de monnaie d’or qui n’en valait pas la moitié, ou trente à quarante livres de coton dont ces matelots connaissaient déjà la valeur.

Enfin pour des fragments d’arc, de vase, de carafe, de poterie réfrigérante, ils donnaient du coton ou de l’or dont ils se chargeaient comme des bêtes de somme. Mais comme ces échanges étaient contraires à l’équité, je les défendis et je donnais gratuitement à ces bons Indiens beaucoup d’objets beaux et agréables que j’avais apportés avec moi, afin de me les attacher plus facilement, qu’ils se fissent chrétiens et qu’ils fussent plus portés à aimer notre roi, notre reine, nos princes, toutes les populations de l’Espagne ; afin de les engager à rechercher, à amasser et à nous livrer les biens dont ils abondent et dont nous manquons totalement. Ces populations ne sont point idolâtres ; loin de là, ils croient que toute force, toute puissance, tous les biens se trouvent dans le ciel ; ils croient même que j’en suis descendu avec mes vaisseaux et mes matelots ; et c’est ainsi qu’après avoir banni toute frayeur, nous avons été les bienvenus parmi eux. Ils ne sont ni paresseux ni grossiers, ils sont au contraire spirituels et intelligents. Ceux qui naviguent sur cette mer font des récits de tout ce qui a excité leur, étonnement, mais ils n’avaient jamais vu des peuples vêtus comme nous, ni des vaisseaux comme les nôtres. Aussitôt que j’eus abordé dans la première île que je rencontrai dans cette mer, je fis saisir comme prisonniers quelques Indiens, afin qu’ils nous apprissent ce qu’ils savaient de ces îles et nous aidassent à les connaître. Ce procédé réussit parfaitement, car bientôt nous nous comprîmes par gestes, par signes, et enfin par les paroles : ce qui nous fut de la plus grande utilité. Ils viennent avec moi, et quoique déjà depuis longtemps ils ne nous quittent pas, ils continuent à croire que je suis descendu du ciel, et ils sont les premiers, partout où nous abordons, à dire aux autres à haute voix : « Venez, venez, vous verrez des habitants du ciel. » Aussi les femmes comme les hommes, les enfants, comme les adultes, les jeunes gens comme les vieillards, après s’être remis de la frayeur qu’ils avaient d’abord éprouvée, accouraient à l’envi pour nous contempler. Une grande foule se formait ainsi, dans laquelle les uns nous apportaient à manger, les autres à boire, et cet empressement était empreint d’un amour et d’une bienveillance incroyables.

Chacune de ces îles possède beaucoup de bateaux creusés dans des troncs d’arbre ; quoique plus étroits que nos birèmes ; ils y ressemblent par leur longueur et par leur forme, mais ils les surpassent en vitesse ; tous sont dirigés seulement par des rameurs. Il y en a de grands, de moyens, de petits, et l’on en voit quelquefois de plus grands que les birèmes que conduisent dix-huit de nos rameurs. C’est avec ces pirogues que les indigènes visitent toutes ces îles qui sont innombrables ; qu’ils font leur commerce et leurs échanges. J’en ai vu quelques-unes qui contenaient soixante-dix ou quatre-vingts rameurs. Parmi les habitants de ces îles, aucune différence dans la physionomie, dans les mœurs, dans le langage. Ils se comprennent tous. Cette identité est fort importante pour la réussite du projet de notre roi Sérénissime, qui, je le crois, désire convertir ces populations à la foi chrétienne ; et elles y sont bien disposées, du moins autant que j’ai pu le comprendre.
J’ai raconté plus haut comment je suis entré dans l’île de Johana (Cuba), en suivant dans ma route une ligne droite du couchant à l’orient, pendant un trajet de trois cent vingt-deux milles. Cette course m’a convaincu et me fait dire ici que cette Johana est plus grande que l’Angleterre et l’Écosse ensemble, car après avoir franchi ces trois cent vingt-deux milles, on aperçoit dans la partie occidentale deux provinces que je n’ai point visitées, et dont l’une est appelée Anan par les Indiens. Les habitants y naissent avec une queue. Ces deux provinces ont cent quatre-vingt milles d’étendue, d’après le dire des Indiens que j’emmène avec moi, et qui les nomment toutes des îles. Le circuit de l’Hespanuola (Saint-Domingue) est plus vaste que celui de toute l’Espagne, depuis Cologne jusqu’à Fontarabie. Cela s’explique facilement, puisque l’un des quatre côtés que j’ai parcourus en ligne droite d’occident en orient, mesure cinq cent quarante milles. Cette île importante, qui mérite d’être appréciée, j’en ai pris solennellement possession comme de toutes les autres, pour notre roi invincible. Ledit roi, dès à présent, y est reconnu comme souverain. J’y ai ordonné la construction d’une grande ville, dans le lieu le plus favorable pour notre avantage et notre commerce. Je lui ai donné le nom de la Nativité du Seigneur et en ai pris particulièrement possession. La citadelle doit être achevée en ce moment. En tout cas j’y ai mis le nombre d’hommes nécessaires, avec des armes de toutes espèces et des vivres pour plus d’une année. J’y ai aussi laissé une caravelle, pour en construire d’autres, ainsi que des hommes experts dans ce genre de travail. Je leur ai laissé en outre la bienveillance et l’amitié du roi de cette île à notre égard. Ces insulaires sont très-aimables, très-bons, au point que ledit roi se fait gloire de me nommer son frère. Si ces indigènes s’avisaient de changer de sentiment, de vouloir inquiéter ceux qui sont restés dans la citadelle, ils ne le pourraient pas, parce qu’ils manquent d’armes, qu’ils sont nus et très-craintifs. Ainsi les gens occupant cette citadelle peuvent tenir cette île en leur pouvoir sans aucun danger, pourvu qu’ils ne manquent point aux lois et au gouvernement que j’ai établis. Dans toutes ces îles, d’après ce que j’ai remarqué, chaque habitant n’a qu’une femme, à l’exception des princes ou rois, qui peuvent en avoir vingt. Les femmes paraissent travailler plus que les hommes. Je ne puis affirmer que la propriété ne soit établie dans leurs mœurs, car j’ai vu que celui qui a partagé avec les autres, et surtout les provisions, les vivres et objets de consommation. Je n’ai vu chez eux aucun monstre, comme on se l’était imaginé, mais des hommes remplis d’égards et de bienveillance. Ils ne sont point noirs comme les Éthiopiens ; leurs cheveux sont plats et tombants. Ils ne font point leurs demeures dans les lieux exposés à la chaleur directe du soleil, car elle est très-forte, parce que cette île n’est éloignée, je pense, de la ligne équinoxiale que de vingt-six degrés. Sur le sommet des montagnes le froid est très-rigoureux, mais les habitants savent s’en garantir en se nourrissant d’aliments très-chauds. Je n’ai donc point vu de monstres parmi eux, et je n’ai point appris qu’il en existât ailleurs, excepté dans l’île Caraï, qui est la seconde qui se présente aux regards de ceux qui vont de l’île Hespañuola dans l’Inde. Les habitants de Caraï se nourrissent de chair humaine. Ils ont différentes sortes de bateaux, avec lesquels ils abordent dans toutes les îles indiennes, dévastent, pillent tout ce qui tombe sous leurs mains. Ils ressemblent, du reste, aux autres insulaires ; mais ils ont les cheveux longs, à la manière des femmes, et se servent d’arcs et de flèches en forme de javeline. Ces projectiles sont faits de roseaux auxquels ils adaptent, à la partie la plus grosse, une pointe dure. C’est pour cela qu’ils sont considérés comme plus cruels que les autres, aussi leurs voisins sont-ils à leur égard dans une terreur continuelle ; mais je ne les crains pas plus que les autres. Ils fréquentent les femmes qui habitent l’île de Mateunin, la première que l’on rencontre en partant de l’île Hespañuola pour se diriger dans l’Inde. Ces femmes ne s’adonnent à aucun des travaux de leur sexe, mais se servent d’arcs et de zaguaies, comme leurs maris, dont j’ai parlé. Elles se couvrent aussi de feuilles de cuivre, métal qui abonde chez elles.

On m’assure qu’il existe encore une île plus grande que l’Hespañuola, dont les habitants n’ont point de poils, et qu’on y trouve beaucoup plus d’or que dans les autres. Les insulaires de Cuba et les Indiens que j’emmène avec moi confirmeront tout ce que je dis dans cette lettre.

Enfin, pour abréger le récit de mes découvertes depuis mon départ et mon retour, je promets à nos rois invincibles, qui m’ont accordé un petit secours, que je leur donnerai autant d’or qu’ils en auront besoin, autant d’aromates qu’ils le désireront, ainsi que du coton et de la gomme, qu’on n’a trouvés seulement que dans la Chine ; je leur fournirai, en outre, autant de bois d’aloès, autant d’esclaves qu’ils en exigeront ; enfin de la rhubarbe et autres espèces d’aromates, qu’on a trouvées ou que pourront trouver par la suite les hommes que j’ai laissés dans la citadelle, car, après être resté dans la ville de la Nativité pour diriger sa fondation, celle de la forteresse et mettre tout en sûreté, je n’ai différé mon retour en Espagne qu’autant que les vents m’y ont forcé. Bien que toute cette expédition soit importante, et presque incroyable, elle eût été bien plus merveilleuse encore, si j’avais eu le nombre de vaisseaux nécessaires. Quoi qu’il en soit, elle tient du prodige et est bien au-dessus de mon mérite, mais elle a été la récompense de notre foi catholique et celle de la piété de nos rois, puisque ce que l’intelligence humaine ne pourrait exécuter, l’intelligence divine le fait en donnant aux hommes une puissance surnaturelle. C’est ainsi que Dieu exauce les vœux de ses serviteurs et de ceux qui observent ses commandements, en les faisant triompher de ce qui semble impossible. C’est ce qui nous est arrivé dans une entreprise que les forces des mortels n’avaient pu exécuter jusqu’à présent ; car, si quelqu’un a parlé des îles que j’ai visitées, ce n’a été qu’avec doute, d’une manière obscure ; aussi personne n’a encore assuré les avoir vues. Aussi ce qu’on avait pu en dire ressemblait à une fable. Que le roi, la reine, les princes, leurs sujets et toute la chrétienté rendent avec moi des actions de grâce à notre sauveur Jésus-Christ, qui nous a favorisés, en nous mettant à même de remporter une victoire si grande, et d’en recueillir les fruits. Que des processions, que des sacrifices solennels soient faits ; que les églises se décorent de feuillages ; que Jésus-Christ tressaille de joie sur la terre comme dans les cieux, puisque tant de peuples, auparavant damnés, vont être sauvés. Réjouissons-nous aussi du triomphe de la foi catholique et de l’accroissement des biens temporels auxquels l’Espagne et toute la chrétienté vont prendre part. Tel est le récit sommaire que je vous adresse. Adieu.

Christophe Colomb,
amiral de la Flotte océanique.

( http://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_sur_la_d%C3%A9couverte_du_Nouveau-Monde ) - (Source image : Christophe Colomb, Unknown artist, 1520 © Wikimedia Commons)
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  1. melanie bertrand

    bisard,christophe colomb met sa main dans son chandail et de plus , le site a coupé la partie de cette photo.a ce qui parait ,mettre sa main dans sa veste est un signe que les franc-maconnier etullise .cest vrai,recherché sur les franc macon et leur personnage.vous serez etonné !!!

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