Lettre de Jack l’Éventreur

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Je n’arrêterai pas de les éventrer.

En 1888, un homme sévit dans les rues sombres et malfamées du pauvre quartier londonien de White Chapel. Les victimes ? Des prostituées retrouvées éventrées. Bien que personne ne les pleure, le climat de peur s’installe. Au cours de « l’Automne de la Terreur » plus d’une centaine de lettres, dont celle-ci, seront envoyées à la police et à la presse ; toutes signées de l’encre rouge du meurtrier en série Jack l’Éventreur. Le doute continue de planer sur la véracité de l’auteur de ces mots. Jamais arrêté, le mystère demeure sur celui qui ne voyait que beauté dans ces corps massacrés…

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27 septembre 1888

Cher ami,

J’entends toujours dire que la police m’a attrapé, mais ils ne m’auront pas de sitôt. J’ai bien ri quand je les ai vus si fiers d’eux, prétendant être sur la bonne piste.

Cette blague à propos du tablier de cuir me donne des crises. C’est après les putes que j’en ai, et je n’arrêterai pas de les éventrer jusqu’à ce qu’on me boucle.

Du beau travail, mon dernier boulot. Je n’ai même pas laissé à la fille le temps de couiner. Comment pourraient-ils m’attraper maintenant ?

J’adore mon travail et je veux recommencer. Vous entendrez bientôt de nouveau parler de moi et de mes drôles de petits jeux.

J’ai conservé un peu de sang dans une bouteille de bière lors de mon dernier boulot afin de pouvoir écrire avec, mais c’est devenu épais comme de la colle et je ne peux pas l’utiliser. L’encre rouge fera l’affaire, je pense. Ha ha…

Au prochain travail, je trancherai les oreilles de la dame et les enverrai aux officiers de police, histoire de m’amuser un peu. Gardez cette lettre sous le coude jusqu’à ce que je travaille un peu plus, après sortez-la.

Mon couteau est si beau et si bien aiguisé que j’ai envie de l’utiliser tout de suite si l’occasion se présente.

Bonne chance,

Cordialement,

Jack l’Éventreur,

Ne m’en voulez pas d’employer un surnom.

PS : Ce n’est vraiment pas de chance, je n’ai pas réussi à poster ça avant de m’être débarrassé entièrement de l’encre rouge qui recouvre mes mains. Ils prétendent que je suis un docteur maintenant.

Ha ha…

( http://www.casebook.org/ripper_letters/ ) - (Source image : Jack the Ripper's "Dear Boss" letter (part 1), 25 September 1888, National Archives, © Wikimedia Commons)
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La recommandation de la rédaction :

Lettre du tueur du Zodiac intitulée « La Confession » : « Faites attention… Je traque vos filles maintenant. »

Lettre de Mesrine à Desproges : « J’ai connu beaucoup de clowns qui, en s’amusant à mes dépens, ont fait leur dernier tour de piste. »

Lettre de Jacques Mesrine à Pierre Desproges : « Passons aux choses sérieuses. »

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  1. Sophie Lefrou de la Colonge

    Je ne crois que c’est une écriture d’homme mais plutôt celle d’une femme…
    Et si Jack l’éventreur était une femme née d’une prostituée….?
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  2. Sophie Lefrou de la Colonge

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  3. Sophie Lefrou de la Colonge

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