Lettre de Pascal à Galilée

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Je me propose Monsieur de relire de nouveau et à mon aise cette intéressante production de vostre génie.

Une découverte épistolaire très précieuse ! Pascal, le scientifique et philosophe français le plus emblématique, adressa le 8 janvier 1633 cette missive au savant Galilée, témoignant de leur travail commun de traduction sur les Dialogues : quand les lettres écrivent une nouvelle page de l’Histoire ! Mais ne vous y méprenez pas : cette lettre est un faux !

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Paris ce 8 janvier 1633

Monsieur, 

Je viens de recevoir vos dialogues ainsi que vous avais tesmoigné le désir de les avoir et je vous remercie bien sincerement de l’empressement que vous avez mis à me satisfaire je vous en aurai une recongnoissance éternelle, je me propose Monsieur de relire de nouveau et à mon aise cette interessante production de vostre génie, et je vous retourneray la translation en français comme vous me le mandez si tost que j’en auray fait la comparaison, c’est vous dire Monsieur que je dois m’en occuper de suite. Je vous feray tenir cette translation par monsieur Diodati qui m’asseuré faire bientost un nouveau voyage en Italie, avec que de se fixer icy, je ne vous dis rien d’avantage par ceste lettre, si ce n’est d’agréer avec mes remerciements, l’assurance de mon affection et je m’estime heureux d’estre Monsieur

Votre très humble, très dévoué et très obéissant serviteur

PASCAL

Lettre de Pascal à Galilée : « Je me propose Monsieur de relire de nouveau et à mon aise cette intéressante production de vostre génie ».
( Image : Wikipédia )
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6 commentaires

  1. GA

    Pascal avait donc reçu les Dialogues pour ses dix ans… J’ai chez moi l’exemplaire en question; il porte en dédicace ces mots bienveillants du grand mathématicien à son très jeune admirateur: «Gars, lis-les!».
    Mais de toute façon, tout le monde s’en fish aujourd’hui…

  2. Staminer

    Eh oui, car comme le fait remarquer GA, né en 1623 Blaise pascal n’a que dix ans en 1633, lorsqu’il reçoit les Dialogues de Galilée qu’il se propose de traduire en français, puisqu’il n’est de bon bec que Paris. Préoccupations étonnantes pour un gamin de dix ans! La brève vie de l’inventeur de la première machine à calculer, avec laquelle on peut très facilement extraire des racines carrées, commençait très tôt dans la carrière de l’intelligence et de la science. A l’âge où l’on joue à l’épée de bois dans les fossés, il entretenait une correspondance avec le père de la physique contemporaine, le vrai découvreur de l’équation de la gravitation universelle et de l’accélération uniforme des corps, le père aussi de la notion de relativité des déplacements des corps dans l’espace, celui qui découvrit en regardant tomber des objets du haut du mât sur le pont du bateau, malgré le mouvement de roulis, que la matière avait cette propriété inouïe de conserver la force de la vitesse acquise. A l’instar des aimants les graves étaient des accumulateurs de forces. Celui qui fit accoucher la lune de montagnes en découvrant leurs ombres. Celui qui vit, le premier au monde, un système solaire miniature autour de Jupiter. Il en déduit avec la plus grande prudence que la terre elle même tournait dans le néant, ce que venaient confirmer en lui léchant les pieds à des heures régulières le flux et le reflux des marées. Il fût malheureusement condamné par l’Eglise Catholique qui avaient d’autres pénitents à fouetter. Et n’eut droit qu’à la couronne d’épines, tandis que le savant de l’Eglise Réformée, Isaac Newton, récoltait toute la gloire de la physique nouvelle. Ce que l’orgueil des dévots n’avait pas su reconnaître, un enfant de dix ans l’avait vu!. Mais quel enfant! Sic transi gloria mundi.

  3. HARRY

    Galilée et Newton, mes préférés. Tout les deux méprisés par la société dans la quelle ils vivaient. C’est peut-être cela qui les motivaient à mieux faire que les autres.
    HARRY

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