Lettre de Pétrarque à Socrate

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Je crois que pour moi l'écriture et la vie finiront en même temps.

Le grand humaniste italien, Pétrarque (1304-1374), chantre de l’amour courtois et adulateur de Laure, est l’un des pères de la Renaissance italienne. En découvrant les Lettres  de Cicéron, il décide de publier un florilège de son œuvre épistolaire, Les Lettres familières, qui dessinent son autoportrait, et comptent parmi les plus belles pages écrites par le poète.

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Que ferons-nous à présent, frère ?
Voilà, nous avons presque tout essayé, et il n’y a nulle part de repos. Quand viendra-t-il ? Où le chercher ?
Le temps, comme on dit, nous glisse entre les doigts : nos espoirs anciens sont ensevelis avec nos amis. 1348… Cette année-là nous a apporté la solitude et la pauvreté ; ni la mer Indienne, ni la Caspienne, ni celle de Karpathos ne nous rendront ce qu’elle nous a enlevé. Les dernières pertes sont irréparables ; là où la mort a frappé, la blessure est sans remède.
Notre seule consolation, c’est de suivre sans tarder ceux qui ont précédés. L’attente sera-t-elle brève ? Je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu’elle ne peut être longue. Si rapide qu’elle se fasse, elle ne laissera pas d’être pénible.

Mais trêve de plaintes (au moins au début d’une lettre…). J’ignore quels sont tes intentions, tes projets ; pour moi, je fais mes bagages en triant comme le voyageur ce que j’emporterai, ce que je donnerai aux amis et jetterai au feu. Car je n’ai rien à vendre. Je suis plus riche, ou, en vérité, plus encombré que je ne pensais ; il y a chez moi tout un fatras d’écrits de genres divers dans le désordre le plus complet. […]
Empêtré dans un fouillis de lettres, débordé par un monceau de papiers, mon premier mouvement a été de tout jeter au feu et de m’éviter ainsi une peine peu glorieuse ; mais ensuite, une pensée en entraînant une autre, je me suis dit : « Pourquoi ne pas regarder derrière toi, comme un voyageur qui se repose sur un talus après la route, et remonter le cours de tes soucis de jeunesse, étape après étape ? » Cet avis a prévalu. À vrai dire, retrouver les pensées d’alors, cela me semblait un travail assez agréable, à défaut d’être bien prestigieux ; mais à remuer au hasard cet ensemble sans ordre, je ne trouvais qu’une incroyable confusion et l’éparpillement le plus décourageant. Certaines pages, c’est à peine si je les reconnaissais ; bien sûr, leur aspect avait changé, mais plus encore la tournure de mon esprit. D’autres au contraire réveillaient en moi le souvenir du passé, et cela n’allait pas sans plaisir . […]
J’étais donc pris dans cette variété de textes disparates, et j’en fus occupé quelques jours. Une assez grande douceur m’y retenait ; je sentais pour eux l’affection naturelle dont chacun entoure ses propres objets. Mais l’amour de plus hautes entreprises finit par l’emporter ; interrompues depuis trop longtemps, elles me demandaient de les terminer et de répondre ainsi à une attente que beaucoup partageaient.

Et puis comment oublier que la vie est brève ? J’ai eu peur, je l’avoue, des pièges qu’elle nous tend ; qu’y a-t-il, dis-moi, de plus fuyant que la vie, de plus pressant que la mort ? La pensée des fondations que j’avais jetées m’envahit l’esprit, celle aussi des peines et des veilles qui m’attendaient ; je songeai qu’il y avait de la témérité, ou plutôt de la folie, à affronter des peines si certaines et si longues dans un temps si court et si incertain, et à éparpiller l’esprit entre mille choses quand il avance déjà difficilement de l’un à l’autre. Surtout, comme tu sais, qu’un autre travail m’attendait, qui l’emporte sur le reste. — Je n’insiste pas, et vais te dire une chose incroyable mais vraie : j’ai soumis aux corrections de Vulcain plus de mille poèmes en tous genres et autant de lettres familières. Non que rien ne m’y ait plu : simplement j’aurais eu plus de peine que de plaisir à les reprendre. Cela ne s’est pas fait sans soupirs (pourquoi rougirais-je d’avouer cette faiblesse ?) ; mais il fallait soulager l’esprit de ses occupations, fût-ce par un remède énergique : quand, en haute mer, un navire est trop chargé, on l’allège, même s’il faut jeter par-dessus bord une cargaison précieuse…

Tandis que ces papiers brûlaient, j’en remarquai d’autres, dans un coin, oh ! très peu, qui avaient résisté à l’emprise de la vieillesse, conservés par hasard plus que par dessein, ou recopiés depuis longtemps par mes serviteurs. Très peu, disais-je ; je crains que le lecteur n’ait pas ce sentiment, et l’auteur encore moins… J’ai eu plus d’indulgence pour ces pages, et je les ai laissé vivre, songeant non pas à leur valeur, mais à la peine à venir : elles ne demandaient aucun effort de correction… J’ai décidé de les diviser en parties, en me réglant sur le caractère de mes deux amis : la prose, je te la dédierais, et la poésie serait pour notre Barbato ; je me souvenais que vous aviez formulé ce souhait, et moi cette promesse.
Donc, tandis que j’allais détruire dans le même élan tous les textes qui me tombaient sous la main (j’étais d’humeur à n’en épargner aucun à ce moment-là), j’ai eu l’impression que vous étiez à mes côtés, l’un à ma gauche, l’autre à ma droite, et que vous reteniez mon geste ; vous m’engagiez amicalement à ne pas jeter dans le même brasier ma parole et vos espoirs. Ce fut la raison essentielle de leur salut ; sans quoi, tu peux me croire, ils auraient brûlé tout le reste.

La partie conservée qui t’est dévolue (quelle que soit sa valeur), tu lui accorderas donc plus que de la bienveillance, et seras avide de la lire. Je n’ose dire pour autant, comme Apulée de Madaure : « Attention, lecteur, tu vas t’y plaire »… D’où prendrais-je l’assurance de promettre au lecteur plaisir et réjouissance ? Cependant tu liras ces pages, cher Socrate, et comme tu as pour tes amis la plus grande affection, tu trouveras peut-être à t’y plaire – et à aimer le style là où tu apprécies l’esprit. Mais qu’importe la beauté quand elle ne se soumet qu’au jugement de l’amant ? Elle s’arrange en vain, puisqu’elle plaît déjà. Si l’une de mes pages t’agrée, j’avoue donc que je n’y serai pour rien rien : le mérite t’en reviendra, et sera le fruit de ton amitié plus que de mon esprit. On ne trouvera pas ici beaucoup d’éloquence : je n’en ai guère ; et puis, si j’en avais, le ton de ces écrits y répugnerait. […] Laissons donc cette éloquence dont je n’ai ni trop ni trop peu, et que je ne saurais exercer si j’en débordais ; tu liras en ami, comme pour le reste, ces pages d’une expression simple, intime et familière, et leur feras bon accueil, adaptées qu’elles sont aux pensées qui nous viennent dans la conversation de tous les jours.

Mais je n’aurai pas seulement des juges tels que toi ; tous n’ont pas les mêmes sentiments ni les mêmes affections. Comment plaire à tous, du reste, quand on s’est toujours employé à ne plaire qu’à quelques-uns. Trois attitudes peuvent contaminer le jugement : amour, haine, envie. Vois donc à ce qu’un amour excessif ne te force pas à divulguer ce qui ferait mieux de rester secret : si pour toi c’est l’amour qui te masque la réalité, pour d’autres ce sera autre chose. Entre l’aveuglement de l’amour et celui de l’envie, les causes diffèrent du tout au tout, mais l’effet est le même. Quant à la haine, que j’ai nommée au second, je ne la mérite vraiment pas, ni ne la crains non plus. Mais tu pourras penser que tu possèdes mes bagatelles pour toi tout seul, les lis de même, et n’y retrouves que les anecdotes qui nous concernent, nous et nos amis. En quoi tu me combleras : ta demande sera exaucée, et ma réputation à l’abri. Et puis, à moins de se laisser abuser par une vaine complaisance, quelle lecture même un ami pourra-t-il bien faire de ces pages qui vont dans tant de directions qu’il leur arrive de s’opposer ? Il y faut presque un autre soi-même… Car on n’y verra pas un seul ton, une seule volonté orientant l’écriture : le sentiment qui les a dictées, c’est celui d’un esprit dont les variations épousaient celles des choses, joyeux de loin en loin, et triste souvent. […]

J’ai, jusqu’à ce jour, passé ma vie entière à voyager. Compare l’errance d’Ulysse à la mienne : éclat du nom et des aventures mis à part, il n’en connut pas de plus longue ni de plus étendue. Il avait déjà un certain âge quand il quitta sa patrie ; sans doute rien dans la vie ne peut-il durer bien longtemps – reste qu’avec l’âge qui avance, tout se fait plus rapide. Moi j’ai été conçu en exil, je suis né en exil ; et cette naissance fut si difficile, si critique pour ma mère que les sages-femmes et les médecins eux-mêmes crurent longtemps qu’elle y avait perdu la vie. Ainsi ai-je connu la précarité de l’existence dès avant ma naissance, et suis-je venu à la vie sous les auspices de la mort. […] De cette époque à aujourd’hui, je n’ai vraiment jamais eu, ou alors de loin en loin, la possibilité de m’arrêter et de respirer un peu ; les craintes et les périls de toutes sortes que j’ai dû supporter dans cette errance, personne à part moi ne les connaît mieux que toi. ? […]
Né au milieu des dangers, j’ai vieilli au milieu d’eux — en admettant que j’aie aujourd’hui atteint la vieillesse, et qu’elle ne m’en réserve pas de plus grands. Même si tous ceux qui entrent dans la vie on fait l’expérience de ces difficultés — car la vie de l’homme sur la terre est plus qu’un service en armes, c’est un véritable combat, elles diffèrent cependant des uns aux autres, comme le fait cette guerre qui prend bien des aspects. Et quoique chacun ait les siennes à affronter, nous ne portons pas tous le même fardeau, loin de là.? Dans ces tempêtes de la vie, pour revenir à mon sujet, qui m’ont mené de port en port sans m’y laisser jeter l’ancre bien longtemps, j’ai connu une infinité de gens ; combien y-a-t-il eu de vrais amis, je l’ignore : le jugement est difficile, et puis l’amitié est d’une grande rareté. Il m’est donc arrivé d’écrire à des correspondants très différents d’esprit et de condition, et de façon si variée qu’en me relisant aujourd’hui, il me semble que je me suis parfois contredit. Mais pour peu qu’on ait fait une expérience du même genre, on reconnaîtra que je ne pouvais procéder autrement. Le premier souci quand on écrit, c’est d’être attentif à la personne à qui l’on s’adresse : seul moyen de déterminer la matière, le ton et les autres circonstances de la lettre. […]

La variété, chez les hommes, est infinie, et les esprits ne se ressemblent pas plus que les visages. Et de même que l’estomac finit par se lasser d’une nourriture toujours identique (et le problème s’accroît bien sûr avec la diversité des personnes), de même l’esprit si on lui sert toujours le même style. En sorte que le travail est double : il faut tenir compte de la personne à qui l’on a l’intention d’écrire et des sentiments qui l’animeront au moment où elle aura la lettre sous les yeux ? Ces difficultés m’ont conduit à d’importantes contradictions ; comment éviter que des critiques injustes ne me les reprochent ? Le feu m’y a aidé, mais toi aussi je voudrais que tu m’y aides, en gardant le secret de ces pages et leur anonymat. Si tu ne peux les cacher au peu d’amis qui nous restent (car l’amitié a des yeux de lynx et rien n’échappe à son regard), demeure-leur, au cas où l’une de mes lettres serait encore chez eux, de la détruire aussitôt, ce qui leur évitera d’être désagréablement surpris par les modifications que les mots et les choses y ont subies. Car je n’ai jamais pensé que tu aurais l’idée, un jour, de me faire réunir cet ensemble, ni moi d’y consentir ; j’ai donc repris dans telle lettre, pour m’éviter de la fatigue, ce que j’avais déjà exprimé ailleurs, et fait ainsi, comme dit Térence, servir mes propres biens à mon usage. À voir rassemblées en une même unité de temps et de lieu ces pages écrites sur tant d’années, et envoyées aux quatre coins du moindre, je me suis vite rendu compte du peu de cohésion du corps ainsi formé, que ses membres pris un à un ne révélaient pas ; tel mot, plaisant à découvrir dans une lettre isolée, perdait tout son charme à se trouver répété dans l’ensemble : il fallait donc ne le laisser qu’à un seul endroit, et le retrancher du reste. J’ai supprimé aussi de nombreux éléments personnels, qui méritaient peut-être l’attention au moment où je les écrivais ; mais aujourd’hui ils fatigueraient même un lecteur curieux. […]

Tu trouveras donc ici beaucoup de pages familières adressées à mes amis — et à toi aussi, du coup — qui parlent tantôt de questions publiques et privées, tantôt de malheurs (voilà le principal sujet…) ou d’événements divers que le hasard a mis sur notre route. J’ai simplement voulu leur faire connaître l’état de mon âme et, à l’occasion, ce que je savais d’autres ; j’ai suivi ainsi l’avis de Cicéron dans sa première lettre à son frère : « Le propre d’une lettre, c’est de renseigner son correspondant sur les choses qu’il ignore ». […]

Je t’ai parlé bien longuement de ces vétilles, mais c’est que je craignais les censeurs (ils sont féroces) : pour eux, ne rien écrire qui supporte le jugement ne les empêche pas de se faire juges de l’esprit d’autrui. Témérité inconvenante au plus haut degré, avec pour toute protection le silence : quand on s’assied en silence sur le rivage, prêt à applaudir, il n’est pas difficile d’émettre sa petite opinion sur l’art de naviguer. Défends-moi contre leur impudence, au moins en cachant ces choses incertaines que j’ai laissé échapper imprudemment. Mais si je réussis un jour à mettre la dernière main — non à la fameuse Minerve de Phidias, comme dit Cicéron —mais à cette sorte d’image de mon âme, de portrait de mon esprit que j’ai polis et repolis à grand peine, eh bien! tu pourras tranquillement quand tu l’auras reçue, la placer en évidence où tu voudras ?

Mais passons à autre chose. Si je pouvais, je garderais bien le silence sur un point ; mais une maladie sérieuse se cache difficilement, elle se manifeste d’elle-même. J’ai honte de la mollesse où ma vie s’enfonce ; tu verras, l’ordre des lettres en témoignera : dans ma jeunesse, mon expression était incisive et mesurée, elle était le signe d’un esprit de bonne tenue et me permettait ainsi de consoler autrui aussi bien que moi-même ; mais, jour après jour, ce que j’écrivais est devenu plus faible, plus fragile, et s’est encombré de plaintes peu viriles. C’est surtout cela que je te demande de dissimuler. Que diraient les autres, quand déjà je rougis de me relire ? J’aurai donc été un homme dans ma jeunesse pour me retrouver enfant dans ma vieillesse ? Renversement malheureux, et qui me fait horreur. […]

La fortune m’a fait une guerre inlassable, acharnée. Tant que j’en ai eu le courage et la force, j’ai résisté, et j’ai appelé les autres à la résistance. Quand l’assaut puissant de l’ennemi a commencé de me faire lâcher prise, ce fut la fin des beaux discours, et je suis allé jusqu’à ces plaintes qui me déplaisent aujourd’hui. Ce qui m’excusera peut-être, c’est mon affection pour mes amis ; quand ils vivaient encore, les coups de la fortune ne m’ont pas arraché un soupir. Mais la même tourmente les a presque tous emportés, le monde est sur sa fin : n’en être pas bouleversé serait de l’inhumanité, pas du courage. Qui, avant cette époque, m’aurait entendu gémir sur l’exil, la maladie, les procès, les débats houleux, les questions politiques infinies ? Sur la perte des biens et de la maison de mon père, les atteintes à ma réputation, les paiements qui tardent, l’absence de mes amis ? […] Aujourd’hui, car je veux te dire où j’en suis à l’heure actuelle (il n’y a pas de prétention à m’attribuer le sort que connaissent d’après Sénèque les hommes sans expérience), ce désespoir même m’a donné plus d’assurance. Qu’a-t-on encore à craindre quand on a lutté avec la mort ?
Un seul salut pour les vaincus : n’espérer aucun salut.

[…] Je crois que pour moi l’écriture et la vie finiront en même temps. Tout connaît une fin, ou bien l’espère ; mais cet ouvrage, composé épisodiquement dans ma jeunesse, rassemblé quand l’âge vient, et qui prend aujourd’hui la forme d’un livre, l’affection que j’ai pour mes amis l’assure de ne jamais finir : je l’entends qui m’engage à ne pas cesser de leur répondre… Et l’excuse de mes nombreuses occupations ne me libère pas de l’attention que je leur dois.
Sache que je ne serai dispensé de cette tâche et ne pourrai mettre fin à cet ouvrage qu’au moment où tu apprendras que je me suis acquitté avec la mort des peines de la vie. En attendant, je poursuivrai le chemin que j’ai pris, et la route ne s’achèvera pour moi qu’avec la fin du jour. Cette douce fatigue m’aura tenu lieu de repos. Je ferai, du reste, comme les rhéteurs et les grands capitaines : je mettrai au milieu des éléments les plus faibles, et m’efforcerai de garantir aux deux extrêmes, début et fin, le renfort de pensées solides et viriles ; et cela d’autant plus que la vie m’a donné l’impression de m’être durci contre les assauts insolents de la fortune. Quel homme serai-je dans l’épreuve des choses ? Il serait audacieux de le dire. Mais je suis déterminé à ne baisser la tête devant aucune.
Que le monde se rompe et s’écroule, sa ruine le frappera sans l’effrayer.

Il m’a été doux de parler avec toi ; j’ai fait un peu exprès de prolonger un entretien que je désirais : car il m’a redonné ton visage à travers tant de terres et de mers, il m’a rendu ta présence, depuis ce matin où j’ai commencé de t’écrire, jusqu’à ce soir. Voici, avec la fin du jour, le terme de ma lettre. Je voudrais te dédier, frère, cette sorte de tissu aux fils multicolores.
Si je parviens un jour à m’établir durablement et à jouir d’un repos que j’ai toujours vainement cherché (mais je commence à l’entrevoir), la toile que je broderai à ton nom sera d’une étoffe d’un ton uni. Je voudrais être de ceux qui peuvent et promettre et donner la gloire : mais tes propres forces suffisent à ta renommée : les ailes de ton esprit t’y mèneront, tu n’as pas besoin de mon aide… Pourtant je suis sûr que si je peux sortir de toutes ces difficultés, tu seras un jour mon Idoménée, mon Atticus, mon Lucilius.

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Un commentaire

  1. billerot

    C’est un grand plaisir de lire ces lignes d’un auteur que trop peu de personnes lisent encore. elles arrivent dans ma vie à un moment où je dois me livrer au même tri ! non pour la postérité, mais pour déménagement, à un âge déjà avancé.
    Merci .
    M.B.

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