Lettre de Rita Marley sur Bob Marley

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Il était trop timide pour me dire à haute voix que je lui plaisais.

Bob Marley (6 février 1945 – 11 mai 1981) a placé la Jamaïque au centre du monde. Symbole du reggae et du rastafarisme, sa musique a bouleversé la planète. Artiste iconique, Bob Marley était d’une humanité rare et sincère, et d’une timidité maladive qu’il transcendait de son charisme et sa présence scénique. À sa mort, sa femme, Rita Marley, avec qui il s’était marié le 11 février 1966, livrait ce témoignage épistolaire bouleversant sur leur amour, faisant fi des multiples conquêtes du « Tuff Gong ».

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L’héritage que nous a laissé Bob Marley s’étend encore à travers les décennies.

Il a acquis sa vraie valeur par un travail acharné et par la dévotion de Bob. Il est toujours au service du peuple.

Quand j’ai rencontré Bob pour la première fois en 1965, il vivait encore dans le ghetto.

C’était un jeune homme à la voix si douce qu’au début j’ai cru qu’il était un peu frimeur.

Toutefois quand j’ai appris à le connaître j’ai découvert qu’il y avait en lui une conscience qui le singularisait.

En ce temps-là, j’étais infirmière mais je voulais devenir chanteuse j’aimais tant chanter.

Bob et ses amis Peter Tosh et Bunny Wailer vivaient dans la rue et erraient pratiquement tous les jours aux alentours de chez moi.

Quand je voyais Peter, je lui disais que je savais chanter.

Très souvent Peter et Bunny s’arrêtaient sur le pas de ma porte, pour discuter avec moi mais Bob restait en retrait dans la rue. Un jour Bunny me donna une lettre de Bob, il était trop timide pour me dire à haute voix que je lui plaisais.

C’est comme cela que nous nous sommes connus.

Au fil des ans en apprenant à connaître Bob, j’ai compris qu’il était une personne Envoyée par Dieu pour accomplir une mission.

Ayant connu cet homme, j’espère que tous un jour nous le reverrons.

Bob était quelqu’un de spécial rien de ce qu’il a pu faire dans sa vie ne fut vain. Il ne s’est jamais pris pour la personne importante que beaucoup disaient qu’il était, bien que nous savons qu’il pouvait faire bouger le monde.

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