Lettre de Mozart à sa femme Constance 

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Prépare bien proprement ton si joli petit nid chéri, car mon petit coquin le mérite, en vérité.

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 1756 – 5 décembre 1791), le génie musical par excellence, compositeur et interprète virtuose, auteur, entre autres, de La Flûte enchantée, Don Juan et Cosi fan tutte, n’échappa pas aux sirènes de l’amour et épousa Constance Weber en 1782. Personnage haut en couleurs animé de grands élans sentimentaux, il envoie le 23 mai 1789, soit sept ans après leur mariage, une lettre à sa femme détaillant tous les bons remèdes qu’il lui administrera lors de leurs retrouvailles.

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23 mai 1789

Très chère, excellente, précieuse petite femme ! […]

Le 1er juin, je dormirai à Prague, et le 4 — le 4 ? — auprès de ma petite femme chérie ; < prépare bien proprement ton si joli petit nid chéri, car mon petit coquin le mérite, en vérité ; il s’est fort bien conduit et ne souhaite rien plus que de posséder ton ravissant […].

Imagine le garnement qui, pendant que j’écris cela, se faufile sur la table et me questionne, et moi, franchement, je lui donne une sèche pichenette — mais le gars n’est que […]. Et maintenant, le chenapan brûle encore plus et ne se laisse presque pas dompter. > J’espère que tu viendras au-devant de moi à la première poste ? — J’y arriverai le 4 à midi ; […]

Adieu donc — je t’embrasse des millions de fois et suis à jamais

Ton époux très fidèle

W.A. Mozart

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14 commentaires

    • Naïs

      Je suis choquée du l’irrespect et des raccourcis pris dans certains commentaires. Comme dit précédemment, si cette édition de lettre ne vous plait pas, allez voir ailleurs ? Je trouve ce site bien fait dans l’ensemble, et dire les choses à corriger c’est bien, certes. Mais il y a des façons de le dire, et la plus part des commentaires ici dégoulinent de fausses bonnes intentions, puantes de mépris pour autrui. Assez écœurant parce que bien trop présent dans les mentalités de nos jours… Je suis moi-même assez triste de devoir vomir vos commentaires sur un aussi joli site. Cordialement, fleurs, cœurs et jolis chatons.

  1. Blanchet

    Cette pudibonderie qui consiste à censurer des mots « assurément jugés triviaux » est tout à fait déplacée. Il y a beau temps que les censeurs patentés ont abandonnés l’idée de cacher les sexes avec des feuilles de vigne.

  2. Nicolas Bersihand

    Bonjour, merci de tous vos commentaires. Il n’y a aucune censure, mais une pratique habituelle chez DesLettres qui consiste à éditer les lettres que nous publions. De nombreux passages ne présentent qu’un intérêt mineur ou réduit qui découragerait bien de nos lecteurs. Bien entendu, nous pouvons faire des choix malencontrueux, ou pas partagés par tout le monde. Cordialement, DesLettres.

    • Rogeau

      Qui êtes vous pour vous permettre de censurer des textes qui ne sont pas de vous d’une part et que vous jugez ensuite
      Pour un public que vous ne connaissez pas… !
      Et à quel titre pensez savoir ce que nous pouvons en penser !!!

      • Nicolas Bersihand

        Bonjour, nous sommes des éditeurs qui éditons des textes : c’est notre métier. Sachez que dans le cas de cette lettre, nous avons repris in extenso un paragraphe entier de la lettre originale, sans coupe interne. Plus profondément, c’est une décision éditoriale qui nous appartient quant au genre épistolaire : publiés après la mort de leur auteur, nous estimons que l’édition in extenso de tous les signes adressés de la main de l’auteur à quelqu’un d’autre n’est pas nécessairement d’un intérêt toujours extraordinaire. De plus, ces éditions existent déjà : dans le cas de Mozart, si notre travail vous indigne, reportez-vous aux éditions complètes. Et nous ne jugeons pas Mozart, mais nous appuyons sur des éléments de sa correspondance pour en parler autrement, ce qui est aussi légitime à notre sens. Enfin, notre public, que nous connaissons un peu car nous le rencontrons et dialoguons avec lui, répond présent à notre travail. Et vous êtes libre bien entendu de nous suivre dans nos choix éditoriaux. Cordialement, DesLettres.

  3. Ronika

    Peut-être partez-vous d’une bonne intention…mais sincèrement on n’y comprend plus grand chose…et surtout tout cela n’a plus d’intérêt…et ainsi cette lettre n’a plus de raison d’être…

  4. Morgane Ortin

    Nous le répétons : les multiples coupes dans cette lettre ne sont pas de notre choix, nous avons reproduit cet extrait précis de la lettre depuis l’édition française de la correspondance de Mozart (Flammarion).

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