Lettre ouverte de Patrice Chéreau

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Si les artistes sont assez forts, ils diront des choses dans leurs spectacles. Point final.

Patrice Chéreau est décédé cette nuit d’un cancer des poumons. Le metteur en scène prodige du théâtre, l’enfant terrible du cinéma français, allant jusqu’à commettre des incursions majeures et définitives dans l’opéra (ses mises en scène de la Tétralogie wagnérienne ont fait date) était un homme habité par son art. Aussi, au risque de choquer l’opinion publique, lorsque les intermittents du spectacle ont commencé en juillet 2003 une grève nationale historique pendant le festival d’Avignon, entraînant l’annulation du même festival, il écrivit cette lettre ouverte, prenant le parti du théâtre et de l’art, envers et contre tous. In memoriam.

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7 août 2003

L’arrêt des festivals.

D’abord, il doit pouvoir y avoir un peu de place pour une autre parole que celle qui veut l’annulation de tout projet, de tout spectacle : c’est pour cela que je sens le besoin de parler. Pour dire que je ne suis pas d’accord. Je ne peux pas. On doit pouvoir dire que ces annulations sont un acte désespéré et fou sans se faire insulter. Certains des intermittents maintenant semblent regretter qu’Avignon ne soit pas devenu le forum permanent qu’ils espéraient : mais à partir du moment où il n’y a plus aucune troupe qui y joue, il n’y a plus moyen de se faire entendre, les rues sont envahies par le silence et la mort, comme partout où des festivals ont été annulés. Je comprends la valeur symbolique de cette décision folle de se saborder, mais je dis que cette grève-là, ce « bûcher » comme dit Ariane, est la pire chose qui soit. Comment expliquer à un metteur en scène lituanien qui est venu avec une troupe entière qu’il ne faut surtout pas jouer ? Comment peut-on renoncer à jouer un spectacle sur lequel on travaille depuis des mois ou des années ? Et surtout pourquoi le faire ? Pourquoi se tuer, se sacrifier aussi radicalement ? Pour se faire entendre ? Il n’y aura plus personne pour nous entendre.

Un délégué de la CGT a dit: « On a voulu la grève, on n’a jamais voulu l’annulation », mais c’est ahurissant d’oser dire ça. Qui pouvait penser que la grève ne conduisait pas à l’annulation ? Et comment accepter ces situations non démocratiques quand 28 grévistes sur 100 votent pour la grève et que ces 28 empêchent à eux seuls les spectacles d’avoir lieu ? Que des intermittents bloquent la sortie d’un film en empêchant les copies de quitter le laboratoire ? Naturellement, ce n’est pas tombé sur Terminator, mais sur un petit film argentin dont les copies n’ont pas pu arriver en salles. On ne traite pas Ariane Mnouchkine de « collabo », c’est un abus de langage faramineux. Est-ce qu’on sait bien ce que c’est: « collabo » ? On n’empêche pas Pierre Boulez de diriger. On n’envoie pas de tracts à la figure des spectateurs en les traitant de vendus. On n’insulte pas le public, surtout si on travaille dans le théâtre public.

Le désespoir.

Je sais bien qu’il y a un vrai désespoir dans tout cela, je l’ai vu, un désespoir absolument sincère, même s’il est affolant et irrationnel. Il y a une vraie situation de crise, et qui ne vient pas évidemment de cette seule rediscussion du statut des intermittents. Elle vient de loin. Il faudra l’analyser. Vraiment. Mais arrêter les spectacles encore une fois n’est pas un préalable acceptable, ne crée pas les conditions de cette discussion. Et surtout, ce débat, il faudrait le découpler de la discussion des annexes 8 et 10*. Est-il juste de démarrer une discussion sur le rôle de la culture, sur la place de la culture en France en partant d’une revendication catégorielle ? Est-ce qu’on ne veut pas faire porter beaucoup trop de choses à ce statut ? Il me semble que la discussion technique – compliquée par ailleurs dans ses modes de calcul – ne peut pas tenir lieu ni même ouvrir une discussion sur la culture et sa place en France.

On me dit en outre que c’est une discussion comptable, entendez que c’est effrayant de vivre dans un monde de chiffres où seule la logique comptable importe : mais bien sûr que c’est une discussion comptable ! On parle là d’une assurance-chômage, elle nous rappelle qu’il ne faut pas être brouillé avec les chiffres ni surtout les mépriser quand on fait ce métier. Principalement si on travaille dans le secteur subventionné. Je pense par contre qu’il y a eu – et qu’il y aura encore longtemps – une exploitation de ce désespoir, à Avignon en tout cas, elle était choquante. Parce que j’ai vu des gens désespérés, mais j’ai vu aussi un désespoir manipulé. On a soufflé sur le feu.

1968, la CGT.

Déjà en 68, Julian Beck (du Living Theatre) avait fait ce même sale boulot que d’autres ont fait à Avignon cette fois-ci : la CGT pour une grande part, et aussi certains de mes collègues qui jouent le jeu effrayant du jusqu’au-boutisme et se refont à l’occasion une virginité révolutionnaire : « Il ne faut pas sauver le Festival d’Avignon. » Et puis la grande majorité des autres qui suivent cette grève sans vraiment la vouloir ni s’y opposer, mais qui acceptent d’annuler leurs spectacles et qui suivent leurs acteurs – sans joie. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Je n’étais pas dingue de 68 non plus. Cette année-là, j’ai occupé mon théâtre, c’est sans doute l’une des choses les plus ridicules que j’aie faites dans ma vie. Mais ce qui n’a pas changé depuis 68, c’est la démagogie de la CGT qui a sauté à bord pour se servir de cette négociation, qui a renié l’accord qu’elle était en train de négocier. Se refaire une santé sur le dos du mouvement, du désespoir, peut-être pour régler des comptes avec la CFDT : c’est visiblement éternel. Et comme, d’autre part, la CFDT ne s’explique pas non plus beaucoup… A-t-on sauvé les annexes 8 et 10 ?

On voit dans la correction du statut des intermittents une victoire du libéralisme. Est-ce qu’on ne peut pas plutôt y voir exactement le contraire ? Tout le monde sait que le but avoué du Medef était de supprimer ce statut, de remettre tous les intermittents dans le régime général, d’en faire des intérimaires. Cela ne s’est pas passé, et le statut a été préservé. Il est probablement moins favorable maintenant, mais quand les syndicats vont en discuter, ils trouveront encore des aménagements, ils y apporteront des corrections. Je l’ai dit à Avignon, je ne suis pas choqué par les modifications. Il fallait de toute façon le rediscuter, ce statut – tout le monde le sait depuis dix ans. Bien sûr, il est aujourd’hui moins favorable, mais je pense – tant pis si ça fait hurler tout le monde – que d’une certaine façon, oui, il a été sauvé. Sauvé en tant que traitement acceptable de la précarité de nos métiers. Allez parler de ce statut à un acteur ou à un danseur étranger, en Italie ou en Angleterre, ils tomberont des nues… Je ne crois pas qu’il existe rien d’équivalent ailleurs en Europe.

Aillagon.

Aillagon sait de quoi il parle. Et je pense qu’il a bien travaillé. Je pense qu’il a évidemment raison quand il dit que, si l’on devait rouvrir maintenant la discussion, si l’on remettait tout à plat à nouveau avec les syndicats et le Medef, le Medef quitterait très probablement l’Unedic et dirait aussitôt: « Débrouillez-vous, je ne paye plus rien. » Le Medef n’a pas obtenu la victoire qu’il voulait – supprimer le statut, les annexes 8 et 10. Est-ce que c’est défendre le Medef que de dire cela?

On lui reproche d’avoir agi juste avant les festivals. C’est sûrement une maladresse de l’avoir fait à cette période où tous les artistes se retrouvent, période aussi où ils font leurs heures. Mais l’aurait-il fait à la veille de la rentrée ou avant les fêtes qu’on lui aurait reproché de le faire au pire moment et de bousiller le réveillon. En revanche, je pense qu’il est du devoir impérieux du ministère maintenant de se faire entendre bien fort, de bien faire comprendre à tous les modifications du statut. Cela ne suffit pas de dire aux gens qu’ils l’ont mal lu. Il y a un travail pédagogique à faire et qui n’a pas été fait. Que l’État doit faire solennellement d’une façon ou une autre, par la voix du ministre. Parce qu’un des problèmes est peut-être que la plupart des jeunes comédiens ou techniciens d’aujourd’hui sont nés à la profession avec ce statut, qu’ils n’en ont jamais connu d’autre. Il faudra peut-être leur rappeler – mais comment ?, avec quels mots, avec quelles actions concrètes ? – qu’être intermittent, ce n’est pas un dû et que ce n’est pas une profession, non plus… Mais comment arriver à dire cela ?

Abus.

Tout système qui crée une aide provoque des abus, mais n’appelons pas cela des abus, ce sont des arrangements avec les heures, ce sont des petites roublardises souvent nécessaires – tant pour les intermittents que pour les employeurs d’ailleurs – elles font partie du système et elles ont été utiles aussi parce que l’assurance-chômage finit par faire office de subvention, ou d’aide aux spectacles. Mais justement, c’est de ça qu’il faut discuter… Trouver le moyen de sortir de ce système, revenir à des mécanismes de financement normaux, à des salaires normaux en fonction du travail effectué, et à des salaires déclarés. Mais est-ce que ça conviendra à tout le monde? Ça serait une nouvelle façon de penser…

Exception culturelle ?

Une part entière de la création artistique a toujours fonctionné depuis l’Antiquité grâce aux aides ou à l’argent public versé à perte. C’est cela, bien sûr, qu’il faut sanctuariser. L’argent donné à la culture a tendance à diminuer, contrairement aux affirmations du président de la République – ce ne sera pas la première promesse que Chirac n’aura pas tenue. Je suis évidemment pour qu’il y ait plus d’argent, pour qu’il y ait surtout des mécanismes permettant qu’un plus grand nombre de troupes de théâtre ou de danse soient mieux aidées par l’État. Bien sûr qu’il n’existe pas de volonté absolument claire là-dessus, depuis des années. Il semble que ce soit un domaine qui depuis longtemps n’intéresse plus les politiques. Chirac, Raffarin, je les vois complètement largués sur le sujet. Ils ont compris que ça chauffait, ça, c’est autre chose.

La considération ?

On me dit : « On ne me considère pas, on ne considère pas les artistes. » C’est un argument qui m’a fait sourire puis m’a rendu très triste. « Il n’y a pas de considération pour la culture ». Mais n’en attendons pas ! Réclamons-la mais ne l’attendons pas. Comme Bartabas, je n’ai jamais attendu de considération de quiconque. Je n’attends rien du ministère. Il y a eu de bons ministres, il y en a eu de moins bons. J’attends de l’État qu’il fasse son travail. La considération, on ne l’obtient que si l’on fait des choses, et si l’on sait dire des choses à travers ce que l’on fait. Avant d’attendre un statut favorable, avant de dire: « On ne me reconnaît pas », peut-être faut-il se demander ce qu’on veut dire à travers ce métier et pourquoi on le fait. Si vous avez besoin de considération – ou d’un statut – avant de vous mettre à travailler, vous êtes perdu. Et encore une fois, on parlait juste de l’assurance-chômage et de la solidarité interprofessionnelle. Oui, c’est vrai, je dénie un peu à ce statut des intermittents la capacité de pouvoir déboucher correctement sur une autre réflexion que sur lui-même.

Etre assez fort.

Les intermittents ont redécouvert douloureusement qu’ils étaient précaires. C’est la fonction même de ce métier. A un moment donné, une pétition a circulé pour demander plus ou moins clairement que les contrats d’intermittents (télévision, cinéma) soient transformés en contrats à durée indéterminée. Je me suis dit : « Jamais je ne signerai ça ». C’est là où le discours des gens qui veulent la grève ou le durcissement du conflit n’est pas clair. Est-ce qu’il n’y a pas, toujours, cette réclamation très diffuse d’une sécurité de l’emploi, (et aussi maintenant d’une reconnaissance), alors que le statut justement leur garantit une relative protection dans un métier où il n’y a par essence aucune sécurité ?… Et qu’on y est confronté – durement – à sa propre volonté, si elle est forte ou non, au fait que personne ne nous garantira la possibilité d’exercer un métier artistique, qu’il ne faut attendre la permission de personne. Peut-être faudrait-il profiter du conflit pour se le rappeler. Si les artistes sont assez forts, ils diront des choses dans leurs spectacles. Point final. C’est alors que chaque spectacle de théâtre, chaque concert, chaque manifestation de danse deviendra vraiment un forum permanent. Et si nous ne sommes pas assez forts, si nous n’avons pas de choses assez importantes à dire, qui justifient de nous adresser à un public, qui justifient que nous prenions la parole en public, eh bien nous serons balayés. C’est désagréable de dire ce genre de choses. Mais cela doit justement nous amener à nous battre d’autant plus pour un financement réel de la culture, de l’art. Mais j’en tire cette conclusion : à un moment donné, il faut que les évènements de cet été remettent tout le monde face à son désir de vouloir faire des choses. Et à la capacité ou à la force de les faire. Il faut crier, mais du haut, si j’ose dire, des spectacles que l’on fait. Je ne crois à rien d’autre. J’ai vu des gens à Avignon dire : « On va mourir, on me fait mourir. » Il n’est pas question de mourir une seule seconde ! Personne ne va mourir. L’envie de faire ce métier peut-elle s’éteindre simplement parce que le statut des intermittents est moins favorable aujourd’hui? On ne peut pas ne tenir qu’à ça. Est-ce réactionnaire que de le dire ?

* Les deux annexes à la convention d'assurance-chômage du 2 janvier 1997 précisaient les règles spécifiques d'indemnisation des intermittents du spectacle.
( Le nouvel Observateur ; Image : © Kobal / The Picture Desk / AFP )
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Lettre ouverte de Vincent Macaigne : « La liberté dans l’art n’a pas de limites et ne doit pas en avoir. »

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4 commentaires

  1. anne marie david

    J’aurais adoré parler avec un homme aussi lucide….découvrir les conséquences à postériori des causes que l’on organise à priori…repousser jusqu’à l’implosion la réforme indispensable d’un système victime d’un mal Français qui est l’abus de toute chose sans JAMAIS aucune sanction…voilà bien le coeur du problème.
    C’est oublier qu’on ne devient pas Artiste …mais qu’on l’est avec ou sans la garantie d’un chômage.
    Intermittente je l’ai été et je ne le suis plus …et je suis heureuse de ne plus dépendre de ce statut…
    Je ne vis pas mieux mais je vis libre !
    J’assume mes choix…les coûts de mes choix !Je serai au Off d’Avignon en dernière minute suite à un désistement et j’y présenterai un concept autour de Stefan ZWEIG et Jean MUSY : MON CINEMA SANS IMAGE et je paie tout ce que cela peut coûter…le Théâtre – la billettererie – les affiches – les flyers -j’affiche moi-même avec des copains, je fais la promo avec des copains qui croient en l’Artiste passionnée et multiple je suis …et c’est çà la règle de la liberté de ce métier.
    Faire un métier que j’aime avec mon porte feuille me parait la règle numéro 1 de la liberté … Mes résultats seront bien plus honorables même modestes, car pour moi, il est plus honorable de faire beaucoup avec rien que rien avec beaucoup…comme on le voit trop souvent. Un théâtre subventionné …un spectacle qui ne repose que sur des aides, c’est à cela que vous vous êtes soumis…Et c’est à cela que vous avez vendu votre âme ! Je crois que d’autres pistes existent… car il est très facile de dépenser un argent qui n’est pas le nôtre, plutôt que de réfléchir aux moyens de susciter l’engouement autour d’un projet ! Eh quoi ! Croyons nous si peu en nous qu’il faille aliéner ce qui nous porte, ce qui vous anime et ce qui nous construit?

    Je crois très sincèrement que notre métier vivra beaucoup mieux si ENFIN ! nous instaurons une carte professionnelle qui videra d’un système voué à la démolition comme les immeubles vétustes , ce statut qui dérange , ce poil à gratter récurant dont tout le monde sent bien qu’il faut le réformer mais…et c’est dommage, le réformer c’est le vider d’abord de ce pus qu’est la maladie de l’assistanat…Ce miroir aux alouettes qui attire pour sa lumière pour son rêve, mais qui est rejeté pour sa part d’ombre que sont les règles de la précarité!
    Gérard Philippe n’aurait pas aimé nous voir nous complaire dans le dévoiement d’une idée généreuse pas plus que Coluche n’aurait revendiqué , je pense’ les actuels Restos du Coeur !
    Artistes, techniciens, réveillez vous ! Ne soyez pas les fossoyeurs de votre propre système et faites le nécessaire ménage dans un métier que vous avez, je l’espère, choisi pour ce qu’il a de libre et d’indépendant ! Ne vendez pas votre âme au Diable!
    Et si vous pensez que je déconne en proposant la carte professionnelle (délivrée par nos pairs ) délivrée de manière stricte, essayez donc d’ouvrir un cabinet médical, un office notarial, un garage, une pharmacie, un salon de coiffure sans le nécessaire sésame qui vous y autorise et vous verrez…
    Par contre que notre métier soit réservé à ceux qui en vivent exclusivement me parait être la seule planche de salut ! on est pas musicien et pédiatre ou coiffeur….pour moi il faut choisir ! Les sanctions contre tous les abus de ce système qui meurt faute du nerf de la guerre qu’est l’argent… doivent pleuvoir et s’abattre lourdement sur ceux qui font qu’aujourd’hui, vous êtes sur un siège éjectable , mais en grande partie parce que vous l’avez bien voulu….en fermant les yeux et en vous accommodant de choses inacceptables pour l’âme d’un Artiste qui n’est JAMAIS à vendre!
    Bon Festival à tous et bonne réflexion….
    Pour moi que le système vive ou périclite ne changera rien …je vous ai donné mon avis que j’espère utile au débat et proposé une piste de réflexion….
    Vive les ARTISTES et tous ceux qui nous permettent de nous exprimer …MUSICIENS – TECHNICIENS – etc….que cette chaîne ne s’interrompe jamais tant nous ne sommes rien les uns sans les autres!

  2. diGo

    Blablabla il faut discuter plutôt que d’annuler des festivals…
    En attendant, sans ces sacrifices, les annexes 8 et 10 seraient aux oubliettes.
    Un intermittent en grève se saborde doublement car il ne travaille pas, perd donc des heures mais laisse aussi le champ libre à son employeur de ne plus le reprendre…
    On a vu ce que donnaient les discussions… on voit que le medef n’en a rien a branler des arguments et des propositions des intermittents afin de faire de sacrées économies pour améliorer les choses et éviter les abus.
    Cette lettre a plus de 10 ans, faut aussi faire le bilan… c’est à dire… le medef a toujours qu’une idée en tête, supprimer les annexes 8 et 10 et son patron actuel l’a bien dit : « mon rôle est de taper sur les intermittents », comme si ça lui plaisait pas mais qu’il était de son devoir de faire ça en temps que président.
    Donc s’il ne veut même pas entendre nos propositions et rentrer dans un rapport de force débile, il obtient ce qu’il se passe… des grèves, des annulations… voilà.
    On ne vit pas dans le monde des bisounours et il n’y a que les grosses actions qui marquent et ont de l’effet.
    Bisous à toutes celles et ceux qui aiment cette lettre avec ce discours qui veut tellement prendre de hauteur sur la chose qu’il est dans l’espace et manque cruellement d’oxygène.

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