Lettre ouverte de Ronald Reagan au peuple américain

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Je commence à présent le voyage qui me guidera vers le couchant de mon existence.

Ronald Reagan, né le 6 février 1911, 40ème président des USA, aura marqué l’histoire de multiples façons. Premier acteur hollywoodien à occuper la fonction présidentielle, farouche défenseur du marché, personnage capital de la fin de la guerre froide, il restera aussi la première figure publique à avouer publiquement qu’il était atteint d’un des pires maux contemporains : la maladie d’Alzheimer. Cette lettre, simple et franche, fit alors le tour du monde.

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5 novembre 1994

Mes chers Compatriotes,

J’ai récemment été informé que, comme des millions d’Américains, je serai un jour frappé par la maladie d’Alzheimer.

En apprenant cette nouvelle, il  a fallu décider avec Nancy, si, comme citoyens privés, nous devions conserver cette information secrète ou bien s’il nous fallait la rendre publique.

Par le passé, Nancy fut victime d’un cancer du sein et j’ai moi même subi des opérations chirurgicales liées au cancer. Nous avions alors réalisé que notre transparence aidait à sensibiliser le public. Nous étions heureux  de voir que, par la suite, bien plus de gens se firent tester. Ils furent diagnostiqués à un stade encore remédiable et ont donc pu retrouver des vies paisibles et retrouver une  bonne santé.

Ainsi sentons-nous à présent qu’il est important de partager cela avec vous. En ouvrant nos cœurs, nous espérons pouvoir encourager une plus grande compréhension de cette condition. Peut-être cela permettra une meilleure connaissance des individus affectés et de leurs familles.

Pour le moment, je me porte très bien. J’ai l’intention de vivre le reste des années que Dieu m’a donné à vivre sur cette terre en faisant ce que j’ai toujours fait. Je vais continuer à partager le voyage de l’existence avec ma bien-aimée Nancy et ma famille. Je prévois de profiter des grands espaces et de rester en contact avec mes amis et mes supporters.

Malheureusement, plus la maladie d’Alzheimer progresse, plus la famille doit supporter un fardeau souvent très lourd. Mon seul souhait serait de trouver le moyen d’épargner Nancy cette douloureuse expérience. Avec le temps viendra, je suis sûr qu’avec votre aide, elle affrontera cette situation avec foi et courage.

Pour finir, peuple américain, laissez-moi vous remercier de m’avoir octroyé le grand honneur de pouvoir vous servir comme Président. Lorsque le Seigneur m’appellera, quel que soit le moment, je professerai le plus grand amour pour notre patrie et un éternel optimisme pour son avenir.

Je commence à présent le voyage qui me guidera vers le couchant de mon existence. Je sais que pour l’Amérique l’aube sera toujours lumineuse vers l’horizon.

Merci, mes amis. Que Dieu vous bénisse.

Sincèrement,

Ronald Reagan

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